Intérim, CDD ou CDI : quel contrat pour quel emploi en Suisse ? Règles, coûts et jurisprudence pour l’employeur
Sur Licorn, 94 % des candidats acceptent un CDI et 58 % une mission temporaire ; 37 % ne veulent qu’un CDI (baromètre Licorn, 19 octobre 2026). En Suisse, 8,3 % des salariés avaient un contrat de durée déterminée en 2024 et 1,1 % travaillaient en location de services (OFS, décembre 2025). Et le travail temporaire repart : les heures de mission ont progressé de 3,9 % au troisième trimestre 2026 (swissstaffing, 29 octobre 2026). Avant de publier une offre d’emploi, l’employeur choisit donc entre trois contrats qui n’obéissent pas aux mêmes règles.
Ce guide compare le contrat de durée indéterminée, le contrat de durée déterminée et l’intérim du point de vue de l’employeur : ce que dit le Code des obligations, où le Tribunal fédéral place la limite des CDD en chaîne, ce que la loi sur la location de services et sa convention collective imposent à l’entreprise qui recourt à une agence, ce que coûte chaque formule et comment choisir selon le besoin.
CDI, CDD et intérim en Suisse : les chiffres
Ce que pèsent les trois contrats, et ce que les candidats acceptent :
| Indicateur | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Salariés en contrat de durée déterminée | 322 000 personnes, soit 8,3 % en 2024 (femmes 9,1 %, hommes 7,6 %) ; 25,4 % chez les 15 à 24 ans ; environ un quart dans l’enseignement, 3,5 % dans la construction | OFS, Actualités statistiques, décembre 2025 (ESPA 2024) |
| Durée des CDD | 46,0 % de moins d’un an, 28,3 % de un à deux ans, 16,5 % de trois ans et plus | OFS, Actualités statistiques, décembre 2025 |
| Salariés en location de services | 1,1 % en 2024 (pic de 1,4 % en 2022) ; 2,3 % des salariés étrangers contre 0,6 % des Suisses ; 3,5 % dans les professions élémentaires | OFS, Actualités statistiques, décembre 2025 |
| Travail temporaire en 2024 | 413 437 travailleurs temporaires, 102 618 équivalents plein temps, 207 millions d’heures, 69,3 % d’étrangers | swissstaffing, statistique annuelle (données SECO et SUVA) |
| Conjoncture 2026 | Heures de mission +3,9 % au troisième trimestre 2026 ; placements fixes −5,5 % ; prévision d’environ +3 % sur l’année | swissstaffing, Swiss Staffingindex, 29 octobre 2026 |
| Candidats Licorn | CDI accepté par 94 %, mission temporaire par 58 %, freelance 14 % ; 37 % ne veulent qu’un CDI, 38 % acceptent CDI ou mission | Baromètre Licorn, 19 octobre 2026 |
Deux lectures pour l’employeur : le CDI reste la norme, moins d’un salarié sur dix étant en CDD, et le vivier de candidats prêts à une mission est large sans être majoritaire. Un besoin permanent publié en CDD se coupe des 37 % de profils qui ne veulent qu’un CDI.
Trois contrats, trois régimes : ce que dit le Code des obligations
Le CDI : résiliable, avec délais et protection
Chaque partie peut résilier un contrat de durée indéterminée, et doit motiver sa décision par écrit si l’autre le demande (art. 335 CO). Le délai de congé est d’un mois la première année de service, de deux mois de la deuxième à la neuvième, de trois mois ensuite, pour la fin d’un mois (art. 335c CO) ; le temps d’essai est d’un mois par défaut, trois au maximum par écrit (art. 335b CO). Après l’essai, l’employeur ne peut pas licencier pendant une incapacité due à une maladie ou à un accident non fautifs (30 jours la première année, 90 de la deuxième à la cinquième, 180 dès la sixième), ni pendant la grossesse et les seize semaines qui suivent l’accouchement (art. 336c CO). Notre guide du délai de congé détaille ces règles.
Le CDD : il s’arrête seul, mais il ne se résilie pas
Le contrat de durée déterminée prend fin sans qu’il soit nécessaire de donner congé (art. 334 al. 1 CO). En contrepartie, aucune des parties ne peut le résilier de façon ordinaire avant le terme, sauf justes motifs (art. 337 CO) ou clause expresse prévoyant un délai de congé, ce qu’on appelle un contrat de durée maximale. Il n’a pas de temps d’essai automatique : il faut le convenir, comme l’explique notre guide de la période d’essai. Reconduit tacitement après l’échéance, il devient un CDI (art. 334 al. 2 CO), et un contrat conclu pour plus de dix ans peut être résilié après dix ans avec six mois de délai (art. 334 al. 3 CO). Le Tribunal fédéral le résume : un CDD met le travailleur « à l’abri d’une résiliation ordinaire » pendant sa durée, mais « au terme du contrat, le travailleur est moins bien protégé, en cas de maladie notamment » (ATF 129 III 618, consid. 6.1). Le terme tombe même pendant un arrêt maladie.
L’intérim : une relation à trois, régie par la LSE
Dans la location de services, l’agence, appelée bailleur de services, engage le travailleur et cède ses services à l’entreprise locataire, qui le dirige au quotidien (art. 12 LSE). L’intérimaire relève de deux contrats : un contrat de travail écrit avec l’agence, qui mentionne le genre de travail, le lieu, la durée ou le délai de congé, l’horaire, le salaire et les prestations en cas de maladie, d’accident et de vacances (art. 19 LSE), et un contrat de location de services écrit entre l’agence et vous, qui indique notamment le coût de la location, prestations sociales comprises (art. 22 LSE). Pour un engagement de durée indéterminée, le délai de congé est de deux jours au moins pendant les trois premiers mois et de sept jours du quatrième au sixième (art. 19 al. 4 LSE) ; la convention collective de la branche fixe un mois dès le septième mois (art. 11 CCT Location de services).
CDD en chaîne : la limite fixée par le Tribunal fédéral
Un motif objectif, sinon c’est un abus
L’interdiction de la fraude à la loi (art. 2 al. 2 CC) « s’oppose à la conclusion de "contrats en chaîne" dont la durée déterminée ne se justifie par aucun motif objectif et qui ont pour but d’éluder l’application des dispositions sur la protection contre les congés ou d’empêcher la naissance de prétentions juridiques dépendant d’une durée minimale des rapports de travail » (ATF 129 III 618, consid. 6.2, citant l’ATF 119 V 46). Dans ce cas, la relation s’analyse comme un contrat de durée indéterminée, avec les délais de congé, la protection contre les congés en temps inopportun et l’ancienneté cumulée qui en découlent.
Les motifs qui tiennent
Dans le même arrêt, le Tribunal fédéral a admis des contrats saisonniers en chaîne : l’exploitant n’avait pas de travail à offrir en hiver, et quatre saisons consécutives n’ont pas rendu le cinquième contrat abusif. Un remplacement de congé maternité ou de maladie, un projet daté, un financement limité, une saison, un stage ou une période de formation sont des motifs du même ordre. L’OFS les retrouve dans ses données : en 2024, 18,7 % des CDD correspondaient à un projet limité ou à du travail temporaire, 16,0 % à un poste renouvelé régulièrement, 14,1 % à un stage ou un volontariat, 7,5 % à une formation, le travail saisonnier et les remplacements pesant entre 4 et 9 % selon le sexe.
Ce qui ne tient pas
Un « poste renouvelé régulièrement » pour un besoin permanent, sans autre raison que de garder la main sur la fin du contrat, est le cas typique visé par l’arrêt. Et si vous laissez le salarié en CDD continuer après le terme sans nouveau contrat, le CDI naît de lui-même, avec son ancienneté (art. 334 al. 2 CO).
Recourir à l’intérim : les obligations de l’entreprise locataire
Vérifiez l’autorisation de l’agence
Le bailleur de services doit avoir une autorisation de l’office cantonal du travail, plus une autorisation du SECO pour louer des services vers l’étranger ; la location en Suisse de personnel recruté à l’étranger est interdite (art. 12 LSE). Fait commerce de location de services l’entreprise qui conclut plus de dix contrats de location en douze mois ou qui en tire un chiffre d’affaires annuel de 100 000 francs (art. 29 OSE ; directives SECO). Sans autorisation, le contrat de location est nul (art. 22 al. 5 LSE) et le contrat de travail de l’intérimaire aussi (art. 19 al. 6 LSE) ; l’agence risque jusqu’à 100 000 francs d’amende et l’entreprise qui recourt à ses services jusqu’à 40 000 francs (portail PME). Le répertoire fédéral des agences autorisées est public.
La CCT Location de services s’applique à vos intérimaires
Étendue à toute la Suisse, elle couvre les agences dont l’activité principale est la location de services et tous les travailleurs qu’elles louent, jusqu’au gain maximal assuré LAA (art. 2 CCT), et vaut jusqu’au 31 décembre 2027 (art. 43). Salaires minimaux 2026 : 3 867.45 francs par mois treize fois, soit 21.22 francs de l’heure, sans formation professionnelle ; 4 713.29 francs, soit 25.86 francs de l’heure, avec CFC ; dans les régions de hauts salaires (arc lémanique, agglomération bernoise, cantons de Zurich, Bâle-Ville, Bâle-Campagne et Genève), 4 080.75 et 5 033.24 francs ; à Genève, 4 136.90 francs sans formation (art. 20 CCT). Les minimums cantonaux priment s’ils sont plus élevés : voir notre guide du salaire minimum par canton. Et si votre entreprise est soumise à une CCT étendue, l’agence doit appliquer à l’intérimaire ses dispositions sur le salaire et la durée du travail (art. 20 LSE ; art. 3 CCT).
Temps d’essai et délais de congé de l’intérimaire
Pour un engagement de durée indéterminée, les trois premiers mois sont un temps d’essai ; pour un CDD, les deux premiers tiers, au maximum trois mois (art. 10 CCT). Le délai de congé est de deux jours ouvrables pendant les trois premiers mois, sept jours du quatrième au sixième, un mois dès le septième (art. 11 CCT ; art. 19 al. 4 LSE). C’est la souplesse de l’intérim, et son prix pour le candidat.
Embaucher l’intérimaire en fixe : possible, parfois payant
Les clauses qui vous empêchent d’engager l’intérimaire à la fin de la location sont nulles (art. 22 al. 2 LSE), comme celles qui entravent son transfert (art. 19 al. 5 LSE). L’agence peut toutefois exiger une indemnité si la mission a duré moins de trois mois et que vous l’engagez dans les trois mois qui suivent ; elle est plafonnée aux frais d’administration et au bénéfice que vous auriez payés pour trois mois de mission, déduction faite de ce qui a déjà été versé (art. 22 al. 3 et 4 LSE). Un nouveau temps d’essai est admis lors de l’engagement fixe, car il s’agit d’une relation contractuelle nouvelle (ATF 129 III 124).
L’annonce à l’ORP vaut aussi pour ces contrats
Dans les professions soumises à l’obligation d’annoncer, un CDD de trois mois ou un remplacement doivent être annoncés comme un CDI ; pour un intérimaire, c’est l’agence, employeur, qui annonce. Notre guide de l’obligation d’annonce à l’ORP liste les professions et les exceptions.
Ce que coûte chaque contrat à l’employeur
CDI : le coût de la sortie
Un, deux ou trois mois de salaire de délai de congé selon l’ancienneté (art. 335c CO), suspendus si une maladie ou un accident survient pendant le délai (art. 336c CO), plus le recrutement du remplaçant. Notre guide de la fiche de salaire détaille les cotisations à votre charge.
CDD : le salaire est dû jusqu’au terme
Si le besoin s’arrête avant l’échéance, l’employeur qui empêche l’exécution du travail ou se trouve en demeure de l’accepter reste tenu de payer le salaire sans que le travailleur doive fournir son travail (art. 324 CO), sous déduction de ce que celui-ci gagne ailleurs. Un CDD de douze mois pour un projet qui s’arrête au sixième coûte six mois, sauf accord de départ ou clause de résiliation. Prévoyez un terme réaliste ou un contrat de durée maximale avec délai de congé.
Intérim : salaire, charges et marge dans une seule facture
Le contrat de location de services doit indiquer le coût de la location, y compris les prestations sociales, les allocations et les indemnités (art. 22 al. 1 LSE). La marge de l’agence n’est pas réglementée ; le SECO présume un but lucratif dès que le prix facturé dépasse le salaire, les charges et environ 5 % de frais d’administration (directives SECO). Demandez le détail ligne par ligne : salaire horaire, vacances, charges, marge. En contrepartie, l’agence porte le contrat de travail, la paie, les assurances et le délai de congé de deux jours.
Quel contrat pour quel besoin : la grille de décision
Un pic d’activité ou une absence de quelques semaines
L’intérim : l’agence fournit un profil en quelques jours, porte le contrat, et le délai de congé est de deux jours pendant trois mois. C’est le contrat des 58 % de candidats Licorn qui acceptent une mission, et des 413 437 personnes passées par le travail temporaire en 2024.
Un remplacement de congé maternité, une saison, un projet daté
Le CDD, avec un terme ou un événement précis : « jusqu’au retour de la titulaire, au plus tard le 30 juin ». Le motif objectif est documenté, le contrat s’arrête seul. Si la date de fin est incertaine, prévoyez un contrat de durée maximale avec un délai de congé, sinon le salaire court jusqu’au terme (art. 324 CO).
Un besoin permanent
Le CDI, même si vous hésitez : le temps d’essai de trois mois au maximum (art. 335b CO) est l’outil légal pour tester, avec sept jours de délai de congé. Un CDD « pour voir » suivi d’un CDI ne donne en principe pas droit à un second temps d’essai, et un CDD répété sur un poste permanent est le cas visé par le Tribunal fédéral. Côté candidats, 37 % n’acceptent qu’un CDI : un besoin permanent publié autrement se prive d’eux.
Un intérimaire qui a fait ses preuves
Engagez-le : les clauses qui l’interdisent sont nulles, l’indemnité à l’agence n’est due que si la mission a duré moins de trois mois (art. 22 LSE), et un nouveau temps d’essai est admis (ATF 129 III 124). Précisez le type de contrat dès l’offre d’emploi : c’est l’un des critères que les candidats filtrent en premier.
La méthode Licorn : le type de contrat est filtré avant le premier contact
Le candidat coche les contrats qu’il accepte
CDI, mission temporaire, freelance, stage, apprentissage : chaque profil indique les types de contrat acceptés, avec le salaire, le taux d’activité et le lieu. C’est ce qui a permis notre baromètre de l’emploi.
Vos propositions partent vers des profils compatibles
Vous publiez vos conditions, type de contrat compris, et vous envoyez des propositions aux profils dont les conditions correspondent. Un CDD de six mois arrive chez les 58 % qui acceptent une mission, pas chez les 37 % qui ne veulent qu’un CDI.
Sans agence entre vous et le candidat
Licorn n’est pas un bailleur de services : vous engagez en direct, avec le contrat de votre choix, sans indemnité de transfert ni marge sur le salaire.
Questions fréquentes sur l’intérim, le CDD et le CDI en Suisse
Pas de façon ordinaire : il prend fin sans congé à l’échéance (art. 334 al. 1 CO) et, sauf justes motifs (art. 337 CO), aucune partie ne peut le résilier avant, à moins que le contrat ne prévoie expressément un délai de congé, ce qu’on appelle un contrat de durée maximale. Si le travail s’arrête plus tôt par la faute ou la décision de l’employeur, le salaire reste dû jusqu’au terme (art. 324 CO).
La loi ne fixe pas de nombre. Le Tribunal fédéral interdit les contrats en chaîne « dont la durée déterminée ne se justifie par aucun motif objectif » et qui visent à éluder la protection contre les congés ou l’acquisition de droits liés à l’ancienneté (ATF 129 III 618, consid. 6.2). Avec un motif objectif, saison, projet, remplacement, la chaîne est admise ; sans motif, sur un besoin permanent, la relation est traitée comme un CDI.
Le salaire est dû selon l’art. 324a CO pendant la durée du contrat, si celui-ci a été conclu pour plus de trois mois, mais le terme n’est pas repoussé : la protection contre le licenciement en temps inopportun (art. 336c CO) ne concerne que la résiliation, et un CDD ne se résilie pas. Le Tribunal fédéral le relève : au terme du contrat, le travailleur est moins bien protégé, en cas de maladie notamment (ATF 129 III 618, consid. 6.1).
Pas pour une mise à disposition occasionnelle, brève et sans but lucratif, par exemple pour éviter un licenciement en période creuse. Dès que l’entreprise conclut plus de dix contrats de location en douze mois, ou en tire 100 000 francs de chiffre d’affaires annuel, elle fait commerce de location de services et doit obtenir l’autorisation cantonale (art. 12 LSE ; art. 29 OSE ; directives SECO).
Oui. Les clauses qui l’empêchent sont nulles (art. 22 al. 2 LSE). L’agence ne peut réclamer une indemnité que si la mission a duré moins de trois mois et que l’engagement intervient dans les trois mois suivants, à hauteur au plus de trois mois de frais d’administration et de bénéfice (art. 22 al. 3 et 4 LSE). Un nouveau temps d’essai est admis (ATF 129 III 124).
Celui de la CCT Location de services, étendue à toute la Suisse : 3 867.45 francs par mois treize fois (21.22 francs de l’heure) sans formation professionnelle, 4 713.29 francs (25.86 francs de l’heure) avec formation, davantage dans les régions de hauts salaires et à Genève, moins au Tessin (art. 20 CCT, 2026). Si l’entreprise locataire relève d’une CCT étendue, ses salaires s’appliquent (art. 20 LSE), et un salaire minimum cantonal plus élevé prime.
En résumé
Le CDI se résilie avec des délais et une protection, le CDD s’arrête seul mais ne se résilie pas, l’intérim se règle en deux jours mais passe par une agence autorisée et une CCT à salaires minimaux. Les CDD en chaîne tiennent avec un motif objectif et tombent sans lui ; l’intérimaire peut être engagé en fixe, avec une indemnité seulement si la mission a duré moins de trois mois. Le bon contrat suit le besoin : intérim pour le pic, CDD pour le remplacement ou le projet daté, CDI pour le poste permanent.
Sur Licorn, 94 % des candidats acceptent un CDI et 58 % une mission : le type de contrat est dans le profil, et vos propositions partent vers ceux qui l’acceptent.
Sources
- Baromètre Licorn de l’emploi, édition du 19 octobre 2026 : CDI accepté par 94 % des candidats, mission temporaire par 58 %, 37 % ne veulent qu’un CDI
- Office fédéral de la statistique, Actualités statistiques, Personnes salariées avec contrat à durée déterminée ou en location de services, décembre 2025 (ESPA 2024) : 322 000 CDD soit 8,3 %, durées, types de CDD, 1,1 % en location de services (PDF)
- swissstaffing, statistique annuelle de la branche, données 2024 (SECO et SUVA) : 413 437 travailleurs temporaires, 102 618 équivalents plein temps, 207 millions d’heures, 69,3 % d’étrangers
- swissstaffing, Swiss Staffingindex, communiqué du 29 octobre 2026 : heures de mission +3,9 % au troisième trimestre 2026, placements fixes −5,5 %, prévision d’environ +3 % sur l’année
- Code des obligations (RS 220), art. 319, 320, 324, 324a, 334, 335, 335b, 335c, 336c et 337
- Loi fédérale sur le service de l’emploi et la location de services (LSE, RS 823.11), art. 12, 13, 19, 20 et 22
- Ordonnance sur le service de l’emploi et la location de services (OSE, RS 823.111), art. 29 : plus de dix contrats en douze mois ou 100 000 francs de chiffre d’affaires annuel
- SECO, Directives et commentaires relatifs à la LSE, à l’OSE et à l’ordonnance sur les émoluments, édition de juin 2024 : formes de location de services, notion de faire commerce, présomption de but lucratif (PDF)
- SECO, Le placement privé et la location de services : autorisation cantonale, autorisation fédérale pour l’étranger, bases légales
- SECO, répertoire des entreprises de placement et de location de services autorisées
- Portail PME de la Confédération, placement privé et location de services : émoluments de 750 à 1 650 francs, sûretés de 50 000 à 150 000 francs, amendes jusqu’à 100 000 et 40 000 francs
- CCT Location de services 2024-2027, texte du 2 mars 2026 : champ d’application (art. 2 à 4), temps d’essai (art. 10), résiliation (art. 11), salaires minimaux 2026 (art. 20), validité jusqu’au 31 décembre 2027 (art. 43) (PDF)
- Commission professionnelle paritaire suisse de la location de services, tempservice.ch : CCT, documents et calculateur de salaires minimaux tempdata
- Tribunal fédéral, ATF 129 III 618, consid. 6.1 et 6.2 : protection du travailleur en CDD, contrats en chaîne et abus de droit (art. 2 al. 2 CC), renvoi à l’ATF 119 V 46
- Tribunal fédéral, ATF 129 III 124 : nouveau temps d’essai admis lors d’un engagement fixe après une mission d’intérim